Khaliyya (خلية)

Faire de la danse un moteur du projet de vie sociale du territoire, créateur de richesses humaines et économiques.

L’idée du projet est née d’une profonde réflexion menée par les membres de la compagnie Col’jam à l’issue de nombreuses expériences entreprises avec les enfants et jeunes de la zone d’Ain Harrouda — milieux exclus de la culture — ainsi que de multiples projets menés pour et avec des professionnels de la danse. Cette réflexion a éveillé un besoin de rendre accessible la culture pour tous.

La valorisation de l’énergie culturelle nationale, à travers des activités telles que des ateliers, des rencontres, des formations ou encore des spectacles, est au centre de l’action proposée. Celle-ci est menée, dans un premier temps, de façon concrète, par le biais d’interventions qui visent à toucher la majorité de la population dans les régions visées, afin d’offrir un accès direct à la culture. Le projet Khaliyya s’inscrit également dans le prolongement des partenariats de Col’jam avec les structures de la ville de Casablanca et ses partenaires, institutions et structures associatives.

Première phase en juillet et août du projet de recherche et d’étude Khaliyya, avec l’intervention d’Ahlam El Morsli et Wajdi Gagui, et la complicité de Roaa Idali, auprès des jeunes et de leurs familles du bidonville d’Ain Harrouda et des quartiers marginalisés autour de cette zone industrielle.

« Faire de la danse un moteur du projet de vie sociale du territoire, créateur de richesses humaines et économiques. »

Les 3 volets du projet : ateliers pédagogiques et de sensibilisation à la danse · recherche, documentation et reportage avec les familles · intégration des enfants et jeunes dans la vie culturelle de la ville et dans le secteur de la danse, avec une restitution des ateliers à l’invitation du festival Les Rencontres Chorégraphiques de Casablanca en octobre.

La principale mission de ce projet est d’animer la vie sociale dans les milieux défavorisés à Casablanca et dans ses alentours — un projet de rencontres, d’échanges et de concertations afin de créer des liens sociaux, sensibiliser les habitants à la culture et à la danse, et leur proposer une image différente de ce qu’ils s’en font. Le but à long terme est de les amener à s’intéresser à la culture et à pratiquer la danse aussi naturellement que s’ils allaient aux champs ou au marché.

L’action repose à la fois sur un projet de recherche à vocation artistique et pédagogique, visant la transmission du savoir mais aussi la sensibilisation du grand public à la danse contemporaine — avec pour objectif principal de permettre à ces enfants et jeunes d’exprimer leurs réalités à travers une nouvelle forme d’expression : celle du corps. Multiplier les échanges permet de découvrir un nouveau public et de créer une ouverture vers une activité artistique essentielle dans une société en plein développement.

Intervenants : Ahlam El Morsli, Wajdi Gagui, avec la complicité de Roaa Idali · Soutien : All-Around Culture (avec L’Art Rue Tunisie, cofinancé par l’UE), Direction Régionale des Arts de Casablanca-Settat / Ministère de la Culture

Photos du projet